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Le mot du jour: air chaud

L’air chaud, dans le jargon de Copenhague, c’est le surplus de permis à polluer accumulés dans le cadre du Protocole de Kyoto par certains pays comme la Russie, l’Ukraine et d’autres pays de l’ancien bloc soviétique.

Dans le cadre du Protocole, qui arrivera à expiration en 2012, les pays signataires se sont vus accorder un certain nombre de permis d’émission de gaz à effet de serre appelés Unités de Quantité Attribuées (UQA), équivalant chacune à une tonne de CO2.

Or les objectifs de Kyoto furent adoptés en référence aux niveaux d’émissions de 1990. La chute du bloc communiste et la désindustrialisation massive qui s’en est suivi placent donc aujourd’hui ces pays de l’ex-URSS sur une immense réserve de crédits de pollution non utilisés, un « air chaud » qui représente des milliards d’unités d’émissions.

Les surplus de droits à polluer de l’ancien bloc communiste sont dangereux pour l’intégrité du marché carbone, et posent donc de sérieux problèmes aux négociateurs. Néanmoins, une solution de compromis doit être trouvée rapidement pour la mise en place du successeur de Kyoto, le régime qui encadrera les émissions de CO2 à partir de 2012.

Nicolas Deburge pour le  GERES

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